Ma candidature à la mairie de Dahra s’inscrit tout naturellement dans la dynamique de prendre en charge les besoins de la commune de Dahra. Celle-ci depuis 2000 jusqu’à maintenant est laissée à elle-même sans aucune assistance de la part des autorités locales et centrales (étatiques). Devenue commune urbaine depuis 1990 avec le décret 90-1135 du 08 octobre 1990, la ville de Dahra a bénéficié dès les premières heures de son changement de statut de l’entrain de son premier magistrat,  Aly Saleh. Ce dernier s’était illustré en accompagnant Dahra par l’achat de carburant pour faire marcher le forage ou le groupe électrogène du village. C’est donc tout naturellement qu’il bénéficiera de la confiance de ses concitoyens pour guider les premiers pas de la nouvelle commune. Dahra de 1990 à 2005 a reçu la construction de certains équipements avec les partenaires au développement municipal qui aujourd’hui sont dépassés par la croissance démographique, économique et spatiale de la ville. Cette situation actuelle dénote d’un manque d’anticipation et de vision futuriste de toutes les équipes municipales qui se sont succédées malgré leur appartenance à la mouvance présidentielle. Tout récemment, le passage du Président Macky Sall a montré à suffisance le manque de considération à l’égard de cette ville qui est l’une des rares au Sénégal qui présente les mêmes tendances de croissance que Touba, Mbour et Thiès. Déjà en 2006, seule la ville de Ziguinchor et de Niandane avaient des taux de croissance démographique respectifs de 10,29% et de 6,61% plus élevé que Dahra avec 6,37% sur les 67 communes du Sénégal. Par conséquent, l’État central de Macky Sall, après 9ans à la tête du pays, s’il ne pose aucun acte pour accompagner cette ville, nous donne l’occasion en tant que personne ressource et légitime de nous lever et d’élever la voix pour que nul n’ignore les potentialités de Dahra. Le passage de Macky, malgré l’accueil populaire, a montré aussi les limites et carences des autorités politiques locales de la mouvance présidentielle. Avec deux ministres avec qui il travaille et avec qui il tient quotidiennement les conseils de ministre, Macky n’a même pas témoigné devant leurs populations leur engagement à ses côtés.  Ces ministres ont aussi montré leurs limites et leur adversité à travailler pour relever les défis de Dahra. Cette situation est vécue pratiquement chez tous les régimes qui se sont succédé au Sénégal. Dahra est la ville oubliée de l’État central du fait d’une carence de leadership affirmé.

Ainsi pour toutes ces raisons non exhaustives, nous avons décidé de prendre notre destin en main et le destin de cette belle ville qui doit rien à aucune autorité mais qui mérite tout au vu de sa croissance par le seul fait de sa population.

Notre candidature se veut l’incarnation d’un leadership dont Dahra a besoin. Un leadership local et un leadership national pour la dignité, la considération et le rayonnement institutionnel et économique. Désormais, le débat programmatique sera au cœur des exigences. Nous n’allons plus croiser les bras regarder les politiciens bénéficier de l’aura de la ville sans contrepartie. Avant que Dahra n’échappe au contrôle administratif et réglementaire, avant qu’elle ne soit livrée encore à des mains inexpertes, nous, dignes fils de la ville ayant toutes les capacités relationnelles, intellectuelles et volontaristes, engageons la conquête des suffrages des populations de Dahra pour booster à jamais le développement de Dahra.

Notre parcours académique et notre capital d’expérience nous prédisposent sur la bonne voix pour la réalisation de ce projet.

La Convergence pour le Développement de Dahra (CDD) est née à la veille des élections communales de 2014 dans une volonté affirmée de jouer le rôle voulu à l’époque et qui demeure toujours d’actualité à savoir mettre au cœur de nos actions la prise en compte des préoccupations de Dahra sur tous les plans. Ainsi, un programme sur le court, le moyen et le long terme avait été décliné. Il tournait autour d’un audit financier, foncier et du personnel pour faire l’état des lieux. Il s’agissait aussi entre autres du renforcement des équipements socioéconomiques par un partenariat public-privé et par la coopération internationale. Vu les urgences actuelles et les nombreux manquements, un programme plus large, plus ambitieux et réalisable à partager avec les populations est dressé. Désormais, en plus des 9 domaines de compétences attribuées aux communes, notre pouvoir local engagera les débats sur la départementalisation de Dahra. Cette dernière permet à Dahra de voir son statut évolué pour accueillir le pouvoir déconcentré, les équipements structurants et la sécurité nécessaire avec l’érection d’un poste de police. La départementalisation est une exigence et un combat citoyen pour les populations de Dahra et au-delà. La départementalisation seule permettra à Dahra de connaître une excroissance spatiale par une redistribution des limites territoriales. En effet, les communes environnantes notamment la voisine, Thiamène-Passe entoure et encercle le périmètre communal. Dahra, la seule commune du département de Linguère en croissance spatiale, démographique et économique, est dans un département dont la superficie est presque 200 fois supérieure à celle de Dakar, la capitale sénégalaise.

Les autres axes de développement de Dahra sont l’accompagnement urbain par la prise en compte et le renforcement de l’éclairage public, la mise en place et l’aménagement d’espaces publics, la construction de crèches et de garderie d’enfants pour prendre en compte le suivi des petits enfants. Il s’agit de rendre propre la ville. Celle-ci, en témoigne les photos ci-après, est dans un état d’insalubrité inquiétant. En plus d’un défaut d’assainissement, les eaux stagnantes sur la principale place publique de la ville côtoient les tas d’immondices et d’ordures de toutes sortes. La principale route qui traverse la ville est envahie par le sable. Elle donne à la ville l’impression d’un manque d’autorité insoucieuse de l’image de la ville.

Dans un programme détaillé, partagé et mûrement conçu, nous inscrivons notre démarche politique dans la prise en compte des préoccupations des populations. En effet, l’action politique ne doit plus s’inscrire dans une logique du « donner-moi la ville parce que je suis du pouvoir » mais dans une perspective d’évaluation des potentialités et ressources de la ville et dans l’incarnation d’un leadership capable d’accueillir les investissements publics structurants et de nouer des partenariats féconds avec le privé et la coopération internationale.

Abdoulaye Tassé Ndiaye, Maître en géographie, Professeur principal de l’enseignement secondaire.

Président de la CDD

Candidat à la mairie de Dahra

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