Une partie de l’histoire du mythique club le « Tout Puissant Sara » de Dahra Djoloff racontée

Mor Cherif se rappelle du TOUT PUISSANT  SARA DE DAHRA

Depuis 1995 lors de la 1/2 finale régionale entre le grand Marbath de Louga et le TOUT PUISSANT SARA, jouée à Linguère, les occasions ne m’ont pas permis , même si je suis souvent  à Dahra, d’assister à  un match ou à une réunion de mon équipe.

Je me félicite à la lecture du  PV  de votre AG, que Sara reste toujours une grande organisation et de suite il est toujours bien géré avec amour et un esprit de gagneur.

La semaine passée, j’ai rencontré un ressortissant de Linguère qui ne me connaissait pas. Lorsque je lui ai dit que j’habite le quartier de Sara, il m’a complètement  oublié et s’est  focalisé sur mon adresse, « Ha le SARA, cette grande équipe qui raflait tout »  me dit il.

Oui ! Si ce grand SARA  est resté emblématique, c’est parce que elle a su garder des souvenirs d’excellence et représentait dignement sa communauté. Elle a aussi mis sur place des symboles forts  qui ont marqué les différentes générations de la ville de Dahra et du quartier.

Déjà petits, nous nous rappelions,  attendions ou suivions , peut-être un peu loin, les belles victoires de la génération des grands Mawo; Boy Djaraf au gaucher magique , le Pelé de sa génération, Mbaba , son frère et grand défenseur, Kémé, Grand Bour qui marquait toujours un but , c’était monsieur un but… Aujourd’hui quand je vois INIESTA jouer, je pense à lui. Les dirigeants  pour cette génération c’est MBAYE THIAM comme entraineur et si je me trompe un certain Sène, dont je n’ai que de vagues  souvenirs. D’autres génération après eux ont porté haut le flambeaux….comme celle des cheikh DIOP  l’eternel buteur rapide comme Blokhine de l’URSS (Mais aussi comme Mor Honda de JAXXAY et Adama BA DE JAMONO). Mais Cheikh marquait des buts et souvent rentrait dans les filets avec la balle, tellement il était rapide. Avec Cheikh  fut, la parenthèse des Seydou Traoré et autre St Louisiens venir se gaver de succès que le Sara offrait à tous. Ils y étaient conviés par un certain JOGO autre grand dirigeant de SARA. Falilou Diankha , grand et élégant libero marqua cette génération, il est lui aussi très tôt  sélectionné et participa presque à toutes les campagnes. C’est l’un des joueurs avec cheikh qui ont le plus duré en sélection. Ils y jouèrent au début avec Sénéba, l’infatigable Aliou NDARAW, le soldat de l’équipe, Pape DIALLO ATILA, Momar Ndiaye très rapide sur le flanc droit et grand buteur ; les filles l’appelait « la France », grand frou et Baba « Touré »

Cette génération constitua une sorte de starter de cette Sara qui souffla définitivement son nom partout. Accueillant leurs petits frères qui étaient en quête d’affirmation et d’identité pour leurs club, Cheikh et amis furent rejoints par la génération des Pape Mekh Diop et BEN Ismael Zosou , deux super stars qui évoluaient au brésil bien qu’habitant le quartier de Sara. C’est en ce moment que le club révéla le talent d’un grand entraineur en latence du nom de Sidy Diop. Aujourd’hui son nom, ses qualités et ses résultats sont liés au football du DJOLOFF ; « est ce que tu l’as fait ? » je lui dis un jour, cet entreprenant entraineur.

C’était l’époque du grand et autre Cheikh Diop dit BADOU GAYE. Sa prestance, son élégance, mais surtout son look rappelait les grandes stars mondiales du football. Il avait une détente élastique et des jeux de tête terribles. C’est un produit du football pikinois. Mamadou Diop KEMPESS ou KP, un vrai désordre pour les défenseurs et gardiens, un gaucher intraitable, un caractère ingérable dans le terrain, mais mignon pour ceux qui étaient proches de lui, le meilleur de sa génération. C’était ma génération, Je suis le premier à marquer un penalty dans ce terrain ou est bâti le stade de Dahra, devant pas n’importe qui , devant l’eternel et grand DIALLO MBAYE à qui nous rendons un grand hommage , cette personne aimée par tous les sportif du DJOLOFF.

Ibou Ndiaye de Pass, je me rappelle bien de sa fracture au tibia, on était au cadet contre le Nèkhlé, il devient un terrible numéro 10 qui partit remorquer une équipe de Penc qui voulait démarrer.

Après nous, le Sara a continué avec une génération qui estampillait de ses marques tous les événements sportifs de la ragion de Louga. Oui! Nous avons légué à des jeunes pétris de talents tels que Gade Ndour, l’impitoyable défenseur ; Bara Thiam, ballon collé au pied, Il roulait à deux cent à l’heure ;  BOURBA , le regretté et élégant Bourba,  Le regarder jouer fut un régal ; Modou Ngom, le gardien icône de Sara ; Djiby Ndiaye le terrible Bad Boy pilier du dispositif capable de s’adapter à tout. A cela il faut ajouter l’intrus qui finit par devenir un vrai fils du quartier. Il est meilleur que ZIDANE, MESSI et C. RONALDO réunis. GALLO NDIAYE.

Issu du foot de sa ville natale de LINGUERE, ce garçon a manqué son vrai rendez vous, celui où on a vu les ZIDANE, RAOUL, ET’O ou El Diouf. D’ailleurs toutes cette dernière génération de Sara, chacun au plan individuel pouvait être au solde des grands clubs internationaux. Ainsi il est grand temps que les dirigeants mettent sur place des mécanismes pour placer ces jeunes prodiges dans les sellettes des grands recruteurs.

Ce petit flash back devrait permettre  aux nouveaux dirigeants de Sara de se rappeler que vous êtes les héritiers d’un grand patrimoine et personne n’a voulu en faire un jeu, mais un enjeu à raconter dans le futur.
 

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