Succession de propos flatteurs du leader des Forces paysannes : Aliou Dia se rapproche davantage de Macky Sall

Source Lequotidien

Ecrit par Badè SECK

Le ralliement de Aliou Dia à l’Alliance pour la République (Apr) prend l’apparence de l’évidence. Il a profité de la solennité d’une cérémonie religieuse pour exposer ses envies de départ après avoir joui des prestiges offerts par le régime libéral déchu. L’annonçant à Touba lors du Magal, le président de la Conver­gen­ce pour le renouveau et la citoyenneté  a encore réitéré sa volonté d’accompagner le président de la République dans son combat à servir la Nation.
En marge de la cérémonie officielle de la 98ème édition du gamou de Mbeuleukhè (département de Lin­guè­re), l’ex-député a, devant tous ses militants et disciples de Mame El hadji Daouda Dia, grand érudit de ladite localité, déclaré qu’il n’écartera jamais la possibilité de rejoindre  la mouvance présidentielle pour aider le président de la République à réussir dans sa mission de servir son pays avant de faire un rappel de toutes les relations qu’il entretient avec le chef de l’Etat.
Tout porte à croire que le vent de la transhumance est en train de pousser Aliou Dia sur le chemin de l’Apr. Tout au long de son discours en sa qualité de porte parole de la famille Mame Daouda Dia,  il a insisté sur les efforts consentis par l’Etat pour la réussite de l’événement. «Tous les engagements tenus lors du Crd ont été respectés», se félicite-t-il. Le président des Forces paysannes a profité de la présence des autorités gouvernementales pour exhorter l’Etat à revoir sa politique de la filière agricole qui, prévient-il, sera une catastrophe si les autorités ne changent pas leur fusil d’épaule. «L’Etat projette de donner 50 mille tonnes de semences subventionnées qu’il devrait acheter avant le 15janvier et à l’heure où je vous parle, les trois industries réunies n’ont pas encore eu 20 mille tonnes d’où la question à se demander où s’est passée la production», s’inquiète Dia
Pour cela, il invite le gouvernement à régler ce problème. Car, l’Etat risque de ne pas pouvoir retrouver ce capital semencier de 50 mille tonnes. «Ça serait véritablement la mort de la filière arachidière qui constitue la principale culture de rente au Sénégal, qui pendant la production peut injecter 70 milliards dans le monde rural», plaide Aliou Dia. 

Correspondant

Badè SECK

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