Opinion : La diaspora en question (par

Grande, trop grande est ma déception devant l’activisme politique éffréné et frénètique de la diaspora. Si celà est du à ces postes hypothétiques de députés de la diaspora, les immigrés vont déchanter sous peu car les conditions du nombre de signatures et de son dispatching géographique et la somme d’argent éxigée seront difficilement à la portée des immigrés, si leur activisme politique  participe à la sauvegarde des maisons-mère qui brulent: APR; PS, BBY, BBG, PDS ect, il est inconcevable de laisser sa propre maison en flammes pour aider un autre dans sa maison qui commence à fumer. En effet, depuis 2008, les immigrés vivent une situation sociale catastrophique à cause de la crise économique persistante. L’indemnité de chomage qui était la principale source de revenu a ses limites dans le temps; nombreux sont ceux qui survivent sans aucun revenu. La première conséquence sociale est d’ abord familiale. Il est difficile de donner des statistiques exacts, mais observant et écoutant on peut constater que sur 5 mariages: 2 divorcent, un bat de l’aile, un survit et un se maintient. Le drame social issu de cette situation catastrophique est celui des enfants; le père a des difficultés pour les prendre en charge à cause de l’horaire de travail, ni la mère pour des raisons financières, ainsi ils peuvent finir entre les mains des services sociaux jusqu’à l’age de 18 ans. Cest un parcours qui fait peur: depuis 2005, tous les jeunes incriminés dans les attentats de terrorisme ont fait le meme chemin social: parents d’origine étrangére et musulmane divorcés, echec scolaire, passage par les services sociaux jusqu’à l’age de 18 ans, délinquence mineure, vente de drogue, vols et prisons où ils se sont radicalisés. Nul doute de la présence de plus en plus nombreuse de jeunes sénégalais dans les prisons italiennes non plus pour raison de vente de marchandises falsifiées, mais pour drogue, vols, agressions sexuelles et meme crimes. Il suffit de prendre les transports publiques, de regarder les gares, les places publiques pour se rendre compte de la présence de plus en plus nombreuses d’adolescents sénégalais dans une totale oisiveté. Il faut y ajouter ces jeunes filles et garçons arrivés par voie clandestine vivant un drame sociale sans aucune possibilité de sortie, de retour au pays ou d’obtenir des documents de séjours. Nombreuses sont les familles expulsées ou ayant reçu un avis d’expulsion de leurs maisons par les banques et les immobiliers et contraints de vivre dans des maisons squattées sans eau, ni électricité, ni gaz. Devant cette catastrophe sociale il est offusquant de voir tous ces soit disant paladins virtuels de la démocratie et de la diaspora et de tous les média entrer dans la réalité de la politique sénégalaise faite d’insultes, de “parolacci” ( khasté) et de “batti-becco” ( rumandatte) laissant la politique de la réalité qui devait  etre pour nous immigrés se retrouver dans les dahiras, les associations, les ONG et nos propres média à la recherche de solutions pour aider nos amis, nos frères, nos soeurs à sortir de cette situation. Malheureusement le débat politique sénégalais a creusé les distances entre les immigrés créant un climat d’animosité et un malaise social qui rendent impossible toute tentative de regroupement d’immigrés pour des tentatives de solutions de nos nombreux problèmes.” Niak ngorr, yaar, diinè, ak kersa qui caractérise le terrain politique sénégalais qui est la délimitation géographique des bassesses, de l’immoralité et de la haine est plus visible dans la diaspora.  Dans notre monde d’immigré, “kèn kunè sa beug-beug, sa bakan, sa soxla rèk ngay diamu”, le sénégal et les sénégalais sont juste un tremplin pour sauter et atteindre son objectif individuel. Alors quel avenir pour nos enfants qui vivent en Europe ; cette diaspora argentier voire le GAB ambulant des familles sénégalaises, participant dans le PNB du pays plus que l’aide internationale peut devenir  une bombe sociale. Il n’est pas necessaire de critiquer l’Etat et ses institutions sur sa politique de prise en charge des immigrés, mais il urge pour nous de la diaspora de se retrouver sur l’essentiel c’est à dire notre avenir et celui de nos familles évitant ces politiciens capables de marcher sur nos cadavres pour leur réussite politique.

Magatte  Simal

immigré en Italie

latifu1957@yahoo.it

 

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