Pourquoi l’Afrique tarde-t-elle à décoller après plus d’un demi-siècle
d’indépendance ? Oui, 60 ans ou plus pour certains pays, le continent au sous-sol le
plus riche au monde reste le plus pauvre économiquement. Quel paradoxe !
Nos démocraties sont très mal organisées. Par conséquent, nous devons avoir le
courage de l’accepter, de le reconnaître afin que de nouvelles règles de jeu
démocratique soient adoptées en accord avec nos us et coutumes locales
respectives et respectées par les acteurs politiques, la société civile de même que
les organisations des Droits de l’Homme.
Pour y arriver, nous devons faire recours à une recomposition générationnelle au
sein de nos États en laissant une place importante aux jeunes générations pour
apporter du sang neuf. En clair, il nous faut accepter le renouvellement des classes
politiques qui, après plusieurs années aux commandes avec toujours les mêmes
hommes, ont achevé de montrer leurs limites. C’est là toute la problématique de
cette classe politique qui s’est enfermée dans une tour d’ivoire et qui s’est érigée en
une nomenklatura inaccessible et coupée des réalités de leurs pays.
Il nous faut aller vers des réformes en profondeur dans tous les domaines, surtout
dans le domaine de l’éducation. Si l’Afrique est en retard, c’est parce que ses
populations ont subi un lavage de cerveau continu où l’on a privilégié l’enseignement
théorique au détriment de la pratique. Un manque cruel de grandes écoles de
métiers n’est pas pour arranger l’Afrique et les Africains. Tant qu’il n’y aura pas de
véritables transferts de nouvelles technologies, l’Afrique restera toujours dépendante.
Le leadership politique doit être revu. Il nous faut des hommes et des femmes
conscients de l’importance de la gestion de la chose publique. De plus, ils doivent
être exemplaires dans tous les domaines notamment dans la prise de décisions
importantes qui engagent l’Etat. Ces hommes et femmes devront être polis, sereins,
discrets, honnêtes quelques soient leurs niveaux d’étude afin de nous éviter l’image
de ces soient disant responsables qui se font remarquer négativement à l’occasion
de bagarres ou qui se lancent des invectives par media interposés. A quand la fin de
ces politiques repus de luxe et croulant sous des richesses douteuses ? De quelle
planète viennent-ils ? Où ont-ils été formés ? Pourquoi tant d’arrogance vis-à-vis des
populations qu’ils sont censés dirigés ?
Mes chers compatriotes, je ne saurais terminer sans demander à ce que nous
n’ayons pas peur de faire des réformes, de responsabiliser la jeunesse en acceptant
la composition générationnelle. Il faut savoir faire son temps et accepter que d’autres
prennent la suite. La patrimonialisation du pouvoir fait que certains ne pensent ne
pas devoir quitter leurs postes, comme s’ils étaient nommés à vie.
Un pays ne se construit pas avec des insultes ou des débats de chiffonniers. Oui aux
débats contradictoires avec des arguments solides et pertinents, tenant compte du
respect des autres, des auditeurs ou des téléspectateurs

🇸🇳IBRA OUMAR LY🇸🇳

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Check Also

Mbeuleukhe : La cérémonie religieuse de 8ème jour du décès du khalif général El Hadji Moussa Dia a vécu, la polémique sur le khalifa s’installe

Mbeuleukhe, la cité religieuse de Mame El Hadji Daouda Dia a été le point de convergence d…