MON POINT DE VUE – ETAPE 5 : LES VOIES DU DEVELOPPEMENT « LE SENEGAL, NOTRE PATRIE »

Qu’il me soit donné ici l’occasion d’écrire ces quelques lignes afin de faire une modeste contribution sur la situation socioéconomique
du Djolof. Puisse Dieu nous permettre d’être le plus objectif possible dans ce qui suit et rendre cette contribution utile au
développement de la localité.
« L’homme n’est pas fait pour penser, mais pour agir » dit-on couramment. Cette affirmation n’est pas une négation de la réflexion qui
demeure indispensable à la préparation de l’action. Il s’agit plutôt de justifier la réflexion par l’action. On dirait alors, « l’homme ne doit
penser que pour agir ». Je suis Sénégalais, j’agis !

Mon Point de Vue de ce mois fera une petite digression par rapport aux sujets traités précédemment pour cette fois ci parler du Sénégal, de l’attitude que nous devons adopter vis-à-vis de cet espace géographique, du PEUPLE que nous formons, le BUT qui nous mobilise et la FOI qui nous anime.

Quel est le sens de ces termes ?

UN : Le premier des nombres entiers, il exprime l’UNITE, état de ce qui forme un tout cohérent, harmonieux.
PEUPLE : Ensemble d’êtres humains vivant sur le même territoire ou ayant en commun une culture, des moeurs, un système de gouvernement.

BUT : C’est le point que l’on vise, le terme où l’on s’efforce de parvenir, la fin que l’on se propose voire l’objectif, le dessein.
FOI : Elle représente l’ensemble des principes, des idées auxquelles on adhère. Elle est aussi l’assurance qu’on a de tenir ce qu’on a promis. Elle représente la croyance, la confiance.

Quand nous sommes Sénégalais, nous nous assumons en tant qu’un peuple et un seul, nous oeuvrons pour la même cause et avec la même conviction. Pourquoi alors, sénégalais que nous sommes, ne nous mobilisons pas, debout comme un seul homme et combattre ensemble afin de faire émerger ce Sénégal ? Depuis l’indépendance il me semble que ce pays marche à reculons. Avons-nous oublié cette notion de citoyen qui doit toujours nous animer ?

Oui apparemment ! Le sénégalais ne se soucie que de ses problèmes crypto-personnels oubliant ainsi l’intérêt général. Est-ce cela le citoyen ? D’après Aristote celui-ci « ne se définit par aucun autre caractère plus adéquat que par la participation aux fonctions judiciaires et aux fonctions publiques en général ». Il a donc une responsabilité, un rôle à jouer dans la bonne marche des activités de la société. Le sénégalais a l’habitude de considérer l’état comme étant le seul à pouvoir décider du sort de ce pays. Oubliant ainsi que « la vertu d’un bon citoyen consiste dans la capacité et de bien gouverner et de bien obéir » en d’autres termes dans la capacité d’occuper alternativement la place de magistrat et de simple citoyen. Sénégalais, l’heure est grave, l’appel au civisme a sonné !

L'appel au civisme est l'appel à la soumission à l'État. Obéir parce que c'est la loi. Mais cette discipline toute militaire ne fonctionne plus. Comment parler de civisme lorsque les plus hautes autorités morales du pays sont des délinquants, fiers de l'être, les juges se vantant de contourner les lois qui les gênent, les intellectuels, artistes, journalistes, se gargarisant du mot démocratie, et violant la législation de leurs propres élus lorsqu'elle ne leur convient pas?
Ce n'est pas la loi qui doit nous retenir à barbouiller les murs et pisser dans les espaces publiques, mais la conscience que nous avons que quelqu'un devra laver derrière nous. Ce n'est pas la sainteté des liens du mariage qui nous retiennent de l'adultère, mais l'engagement pris envers nos épouses. Ce n'est pas l'article 311 du Code pénal qui nous interdit de voler, mais de savoir que cet argent appartient à quelqu'un, qui en attend l'usage. La morale de proximité n'est pas le respect des textes, mais celui d'autrui.

Le Sénégalais est infidèle à son conjoint, manque de loyauté envers son employeur, mais nous ne trahissons plus, à proprement parler, parce qu'il n'existe plus rien à trahir. Ni pays, ni valeurs, ni grandes causes. Au Sénégal, trahir le pays, on s'en fiche. Trahir ses parents et amis, jamais.

Le point crucial à bien saisir ici est que, du point de vue de la théorie politique, le citoyen, comme idéaltype, est l’individu capable de s’élever au-dessus de ses intérêts particuliers – d’homme ou de femme, de chef ou de subordonné, de propriétaire ou de prolétaire, de riche ou de pauvre, de membre de telle ou telle famille, de personne en bonne ou en mauvaise santé, etc. – pour rejoindre le point de vue de la volonté générale.

Réunissons nous à l’essentiel, dénonçons ce qui doit l’être, arrêtons cette politique politicienne (si le Sénégal est toujours au stade de Pays Pauvre Très Endetté c’est en partie à cause d’elle), donnons nous à fond dans nos principales activités. L’heure du changement a sonné, notre Sénégal le mérite.

« Ceux qui participent au gouvernement de la cité peuvent s’occuper aussi de leurs affaires privées et ceux que leurs occupations professionnelles absorbent, peuvent se tenir fort bien au courant des affaires publiques. Nous sommes en effet les seuls à penser qu’un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile. Nous intervenons tous personnellement dans le gouvernement de la cité au moins par notre vote ou même en présentant à propos nos suggestions. Car nous ne sommes pas de ceux qui pensent que les paroles nuisent à l’action. Nous estimons plutôt qu’il est dangereux de passer aux actes avant que la discussion nous ait éclairés sur ce qu’il y a à faire ».(Thucydide 1964 II, 40)


Maguette SARR
« Mon Point de Vue – Etape 5 »
Email : leboyjolof@gmail.com
Téléphone : 765414510

« Si l'homme décide de servir le politique, qu'il le fasse, mais en gardant ses distances avec l'engagement politique (esprit partisan), parce
que l'organe politique se comportera comme une machine envers l'homme qui ne pourra que le servir et être utilisé par lui. »

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