MON POINT DE VUE – ETAPE 15 : LES VOIES DU DEVELOPPEMENT « Elus locaux, jeunes, mouvements associatifs, quels rôles dans le développement du Djolof » (Par Maguette SARR)

Mon point de vue de ce mois traite des différents intervenants dans le développement local. Entre jeunes, élus locaux et mouvements associatifs, chacun a sa partition à jouer. Nous verrons dans ce qui suit la posture qu’ils doivent prendre pour arriver à trouver le bon dosage qui mène vers le développement.

Qu’il me soit donné ici l’occasion d’écrire ces quelques lignes afin de faire une modeste contribution sur la situation socio-économique du Sénégal en général et du Djolof en particulier. Puisse Dieu nous permettre d’être le plus objectif possible dans ce qui suit et rendre cette contribution utile au développement de la localité.

« L’homme n’est pas fait pour penser, mais pour agir » dit-on couramment. Cette affirmation n’est pas une négation de la réflexion qui demeure indispensable à la préparation de l’action. Il s’agit plutôt de justifier la réflexion par l’action. On dirait alors, « l’homme ne doit penser que pour agir ». Je suis Sénégalais, j’agis !

Mon point de vue de ce mois traite des différents intervenants dans le développement local. Entre jeunes, élus locaux et mouvements associatifs, chacun a sa partition à jouer. Nous verrons dans ce qui suit la posture qu’ils doivent prendre pour arriver à trouver le bon dosage qui mène vers le développement.

Les élus moteurs du développement local

Les élus lors de leurs campagnes électorales prennent conscience de l’importance de la jeunesse. De ce fait, beaucoup de promesses sont faites aux populations notamment aux jeunes qui représentent plus de 60 % de la population. Quels que soient les résultats, au lendemain des élections cette population est mise de coté jusqu’aux prochaines élections. Un principe de responsabilité doit être affirmé, notamment par un respect de partenaires. Les enjeux dans le rapport municipalité, jeunesse et vie associative se posent dans leur synergie mutuelle dans le cadre d’un partenariat concerté, bien compris et partagé de l’ensemble des acteurs. Il ne doit avoir de récupération politique, au sens partisan du terme, car cela va à l’encontre de l’intérêt général de la communauté. Les élus doivent se donner les moyens d’élaborer de véritables politiques locales d’action sociale, de jeunesse et de participation des habitants au développement local. La thématique jeunesse et vie associative, ne doit pas être une thématique accessoire pour les collectivités locales, mais véritablement une thématique obligatoire pour coproduire la ville avec ses habitants. Les principales difficultés pour les élus et les collectivités locales pour être les véritables "moteur" du développement local de leur territoire proviennent de :

– Déficit de ressources humaines,

– Absence de moyens financiers pour l’élaboration et la mise en œuvre des politiques locales.

– Absence de politique nationale en faveur des jeunes.

Le mouvement associatif local, partenaire du développement local

Au plan du développement local les habitants, à travers leurs associations sont les acteurs du changement et ceci dans le cadre d’un multi-partenariat avec l’ensemble des partenaires au développement d’un même  territoire. La communauté au travers des associations qui la composent constitue un espace d’initiatives, de création de réponses et d’alternative aux difficultés que les populations rencontrent pour accéder aux services de base. Le mouvement associatif ne doit pas se positionner contre la collectivité locale en se mettant en concurrence. Il doit se positionner comme étant complémentaire. Cela peut même aboutir à des délégations de service public. Les associations rencontrent des difficultés de positionnement vis à vis des élus locaux. Les difficultés d’insertion sociale et économique constituent des freins à l’investissement et la participation des populations dans le développement local de son territoire. Or, le développement ne peut se concevoir sans l’implication effective des habitants. L’environnement social, économique et politique des associations, particulièrement celui des jeunes, ne favorise pas la structuration et la pérennisation des actions d’intérêt général des associations.

Les jeunes et leurs associations, acteurs du développement local

Les jeunes, à travers leurs structures doivent être reconnus véritablement comme acteurs du développement car, ils ont une forte volonté à travers les actions qu’ils mènent dans leurs quartiers ou leurs villes, et leur participation au développement local de leurs territoires. L’engagement de participer au défi de la lutte contre la pauvreté et la participation des jeunes au développement local sont encore un mythe pour beaucoup d’élus et de jeunes, même si beaucoup d’actions sont portées par les jeunes avec leur seule volonté et quelques initiatives exemplaires existantes. L’action des jeunes dans la vie associative pour le développement local est aussi une recherche d’activités économiques génératrices de revenus dans le cadre d’action collective d’intérêt général (économie social) en vue de leurs insertions sociale et professionnelle. Les difficultés pour les jeunes et leurs associations pour être de véritables acteurs du développement local sont :

– Déficit en ressource humaines,

– Moyens technique et logistique inexistant pour la plupart des associations,

– Déficit en termes de ressources financières.

N’est-il pas temps au Djolof de former un large bloc des jeunes pour le développement, mettre de coté les positions partisanes et intérêts crypto-personnels pour ne se consacrer qu’à l’utile, la seule chose pérenne et nécessaire, l’émergence ? La réflexion est lancée !

« Nous sommes des citoyens de cette planète. Nous sommes nés ici. Nous allons mourir ici. Advienne que pourra. Cette naissance nous donne droit aux trésors du monde. Personne ne doit en être exclu. Personne ne doit être exclu » Simon & Garfunkel


Maguette SARR
« Mon Point de Vue – Etape 15 »
Email : leboyjolof@gmail.com
Téléphone : 774116020

« Si l'homme décide de servir le politique, qu'il le fasse, mais en gardant ses distances avec l'engagement politique (esprit partisan), parce que l'organe politique se comportera comme une machine envers l'homme qui ne pourra que le servir et être utilisé par lui. »

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