Un tout minuscule virus confine tout un peuple. Le Coronavirus freine tous les secteurs d’activité, ferme les lieux de culte, les écoles et les universités.

D’un coup, tout s’arrête ! Le Président de la République, visiblement très affecté lors de ses adresses à la Nation, semble un chef de guerre encerclé par des troupes ennemies. En réalité, il est un chef de guerre qui doit affronter un ennemi  invisible et insaisissable. Mais monsieur le Président, tenez bon ! Votre peuple n’est pas maudit. Votre pays n’est pas le berceau de cette pandémie ; votre peuple est seulement victime des effets néfastes de la globalisation. Il n’est en rien responsable de la situation actuelle. Tous les Sénégalais saluent les mesures que vous avez prises pour circonscrire et vaincre le virus. Tous les Sénégalais saluent la manière dont vous êtes en train de mener la guerre.

Tout le peuple salue la perspicacité des agents de santé. Depuis l’apparition du premier cas au Sénégal, ces agents de santé se sont mis à la disposition de la Nation et bravent chaque jour tous les risques et dangers liés à cette maudite maladie. Le peuple rend également un vibrant hommage aux vaillantes forces de défense et de sécurité qui, de nuit comme de jour, veillent sur les populations. Que ces forces armées tolèrent l’attitude de défiance de certains jeunes récalcitrants. Qu’elles les laissent bénéficier de l’excuse de l’ignorance d’un état d’urgence ou d’un couvre-feu. Mon peuple n’est pas indiscipliné. Il est désemparé.

Le peuple sénégalais ne mérite pas cette angoisse dans laquelle il est plongé depuis un mois. Cette Nation très solidaire ne devrait pas être privée de participation aux funérailles de ses dignes fils emportés par le Coronavirus ou morts en temps de guerre contre le Covid-19.

À Dakar comme partout ailleurs au Sénégal, tout semble s’arrêter. Le secteur informel prend un sacré coup : marchés fermés, marchés hebdomadaires suspendus, rues  désertes, transports interurbains interdits, etc. Les paysans, les éleveurs,  les pêcheurs, les commerçants ne savent plus à quelles activités s’adonner. Ainsi leurs  conditions de vie  se précarisent de plus en plus et leurs yeux restent rivés sur un éventuel secours de l’État.

Mon pays, dont la majorité des habitants vivent au jour le jour, ne devrait pas traverser cette situation de détresse.

Laissez-moi verser quelques larmes pour mon peuple !

Mon peuple n’est pas maudit ! Par la grâce d’Allah, il surmontera cette épreuve. 

                                                         Samba Diama TOP, enseignant/auteur.

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