Linguère : Sommet de Francophonie, quelle retombées pour le Djoloff ? des responsables donnent leur point de vue

Dans le  département de Linguère les positions politiques divergent à propos de l’opportunité de la tenue du 15ème  sommet de la Francophonie au Sénégal. La pomme de discorde réside dans le gain espéré ou réfuté quant à cette organisation.

Selon Aly Saleh Diop, responsable départemental de Linguère du parti Rewmi d’Idrissa Seck, ce sommet de la Francophonie est un non évènement pour les djoloff djoloff. «Il n’apportera rien à Linguère. Ce n’est pas un programme de développement au point d’impacter sur le vécu quotidien des populations du département qui a besoin aujourd’hui d’actes concrets et non de paroles», a-t-il  martelé.

Sur ce même paradigme, l’ex-premier adjoint au maire de Dahra, Ada Coumba Ndiaye du parti démocratique sénégalais déclare ne voir l’impact que pourrait avoir la francophonie sur le développement du Djoloff qui, n’est pas sensibilisé par rapport à l’évènement. Aussi, invite-t-il le gouvernement à insérer la santé, l’éducation, les infrastructures de base, la bonne gouvernance locale, avec la coopération décentralisée, dans cette rencontre internationale, pour lutter contre la pauvreté dans les zones rurales qui peuplent la bonne partie du département de Linguère.

Pourtant, selon Mamadou Moustapha Ngom, enseignant de formation, la francophonie apporte beaucoup au Djoloff. «Avec le sommet de la francophonie, les problèmes d’emplois chez les jeunes seront diminués, le droit des femmes sera revisité avec des thèmes, des débats sur les mariages précoces, les grossesses non désirées, la pauvreté en rural chutera, avec les financements et crédits issus du sommet», a-t-il fait savoir.

A en croire le président de la croix rouge départementale de Linguère, l’apériste, Daouda Fall, ancien directeur de campagne de l’actuel maire de Dahra, «le sommet va booster  des secteurs comme l’agriculture, l’élevage, avec l’implantation de la deuxième université où vont se tenir des panels pour un développement durable au profit des populations du  Sénégal en général et celles du Djoloff en particulier.»

Sala Ndiaye, correspondant permanent

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