Le chef de village de Ngayéne, un village situé dans la commune de Warkhokhe, département de Linguère, Serigne Bassirou Gaye demande l’augmentation de la quantité de semences alloués à ses administrés notamment les petits producteurs dont l’activité est orientée vers la culture de l’arachide.

« Nous avons reçu que 300 kg de semences d’arachide. Ce qui veut dire que chacun va recevoir 9 kg d’arachide. Cette quantité de semence est insignifiante pour un cultivateur qui prépare activement la saison des pluies. Un village qui regorge des centaines de cultivateurs comme Ngayéne, doit recevoir un quota de semences plus élevé », a-t-il souligné.

Il propose que « les quotas attribués aux gros producteurs soient supprimés pour une redistribution au profit de ces petits paysans qui se retrouvent avec des dotations dérisoires de 9 à 15 kg de semences pour la saison ».

A propos des mesures de restrictions dans le secteur du transport, le chef de village a exhorté le président Macky Sall de lever l’état d’urgence dans tout le pays. « Il paralyse toutes les activités des cultivateurs qui peinent aujourd’hui à défricher leurs champs en cette période de veille d’hivernage. Les saisonniers comme à l’accoutumée, établis dans les grandes villes comme Dakar et Kaolack, sont incapables de rebrousser chemin à cause des mesures alors qu’il est temps de s’adonner aux travaux champêtres ».

Kabire Gaye, un paysan armé d’un râteau, sueur sur le front, trouvé sur son champ, « il n’y a pas un seul salarié dans tout le village, nous sommes tous des paysans. Malheureusement à quelques jours de l’hivernage, tous nos enfants saisonniers sont retenus à Dakar. Ils ne peuvent pas rallier leur village à cause des mesures de restriction dans le secteur des transports ».

Il se désole du taux de semences distribué dans tout le village .

Dioba  DIOP , une habitante de Ngayene  réclame de son côté , « nous demandons tout simplement à l’Etat d’alléger les mesures de restriction dans le secteur du transport afin que nos maris qui se trouvent à l’extérieur pour des  besoins de  familles ,  puissent  revenir pour défricher leurs champs comme à l’accoutumée . En tant que femmes nous ne pouvons rien faire dans les champs sans leur présence ».

Mor Bakhé Gaye  a  embouché la même trompette . « Les paysans de cette localité vivent dans des conditions déplorables, les autorités du djolof  n’ont  pu aboutir à leur  but, celui de réduire la pauvreté dans les zones rurales » .

Masse Ndiaye/Djoloffactu

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