Lettre ouverte à Monsieur Aly Ngouille Ndiaye Ministre de l’Energie et des Mines.

Dijon, le 12 août 2012
A Monsieur Aly Ngouille Ndiaye
Ministre de l’Energie et des Mines.

Monsieur le Ministre de l’Energie et des Mines, je vous écris ce courrier par rapport à ce que nous avons en commun : LE DIOLOFF.

Monsieur le Ministre, je vous soutiens du combat que vous menez, de l’attachement que vous manifestez pour la prospérité du Dioloff. J’ai suivi l’émission DIAKARLO du 10 août à la RTS et  je partage les idées que vous avez défendues pour la recherche d’une solution définitive aux problèmes de l’énergie dont notre pays est confronté depuis des décennies.
Monsieur le Ministre, je voudrais vous préciser que je suis un patriote sans parti politique au regard de la bassesse d’idées et de comportements de certains de nos dirigeants politiques sur le plan national.

J’ai fait ce rappel pour vous montrer que j’essaie de mener un combat que tout patriote devrait mener, pour la République, la Démocratie, la Liberté, la Justice et la Paix. Et c’est au nom de cet idéal que je vous lance cet appel patriotique.
Nous devons éclore une nouvelle démarche citoyenne si l’on veut aboutir vers des lendemains meilleurs. Une tâche difficile, mais une condition sine qua non pour sortir du marasme et de la misère actuelle. Mais faut-il qu’il y ait des hommes et des femmes courageux qui accepteraient une telle ambition. C’est le prix à payer, sinon on reculera à coup sûr.
Je suis malheureusement obligé de vous dire ceci :

Au moment où je parle, le monde fait face aux enjeux du développement durable et particulièrement à la maitrise de l'énergie.
Donnez-moi un seul cas où l'Afrique apporte quelque chose. Rien !

Tous les experts mondialement reconnus sont unanimes à reconnaître que d'ici 15 à 20 ans, le pétrole sera rare et excessivement chère. En 2020, le prix du baril tournera autour de 120 dollars. C'est conscients de cette réalité que des pays comme les USA, la France, la Chine, le Royaume Uni, etc. ont mis sur pied des task force chargés d'étudier et de proposer des solutions qui permettront à ces nations de faire main basse sur les ressources mondiales, de s'assurer que quoi qu'il advienne, leur approvisionnement sera assuré. Or, que constate-t-on en Afrique ? Les dirigeants de ce continent ne sont même pas conscients du danger qui les guette : se retrouver tout simplement privé de pétrole, ce qui signifie ni plus ni moins qu'un retour à la préhistoire !

Au contraire, ils prient pour que l'on retrouve d'autres gisements. Pour l'Afrique, le pétrole ne comporte aucun enjeu stratégique : il suffit juste de pomper et de vendre. Les sommes récoltées prennent deux directions : les poches des dirigeants et les coffres des marchands d'arme. C'est pathétique.
L’enjeu stratégique pour l’Afrique est orienté vers l’énergie solaire.

Concernant la résolution des problèmes de la SENELEC, je me réfère au proverbe français « faut balayer devant chez soi avant de balayer devant chez les autres ».

L’économie d’énergie doit commencer par les salariés (du PCA à l’agent subalterne) de la SENELEC. Il n’est pas question que les pauvres « goorgorlou » payent seul des factures chères alors qu’à l’interne il y a un gaspillage. Ce qui est encore plus grave c’est la cherté de la facture du « goorgorlou » en période de forts délestages.

Monsieur le Ministre, je vous exhorte de faire une étude minutieuse, sur une période de 3 ans, de la consommation électrique de l’ensemble du personnel de la SENELEC. Vous verrez qu’à la SENELEC il y a une gabegie qui ne dit pas son nom. Leur maison sont équipées de matériels électriques énergivores (micro-onde, four électrique, climatiseur et  congélateurs à tous les étages, …la liste est longue). Il est donc scandaleux de voir ce genre de situation dans un pays comme le notre.
Le Président de la République nous a promis la rupture dans tous les secteurs et la SENELEC ne doit pas déroger pas à la règle.

Il faut oser mettre à terme le tarif préférentiel des salariés de la SENELEC.
La solution serait d’évaluer le montant de la consommation annuelle d’une famille moyenne sénégalaise (6 personnes). Ensuite proposer à chaque salarié une prime d’électricité correspondant à ce montant pour couvrir ses dépenses annuelles en électricité. Le personnel se doit d’être exemplaire.
Une solution de rupture qui mettra tous les sénégalais au même pied d’égalité et permettra de lutter contre l’injustice. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à une consommation égale pour une facture égale
.

Monsieur le Ministre, je vous exhorte vivement d’utiliser toutes les qualités qui sont les vôtres pour sortir le Sénégal du noir.
Monsieur le Ministre, mettez-vous au dessus  de la mêlée en associant tous les acteurs sociaux, toutes générations confondues pour permettre au Sénégal de passer le cap de l’autosuffisance énergétique sans dégâts.

Permettez-moi Monsieur le Ministre de l’Energie et des Mines, de réitérer mon engagement indépendant et indéfectible à soutenir toute initiative pour un Sénégal développé et prospère pour tous ses fils.
Veuillez croire Monsieur le Ministre, à mes sentiments profondément patriotiques.

Monsieur SIMAL Abdou

elsimal@yahoo.fr                                                                                                                                         

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