« Et lorsque Moïse retourna à son peuple, fâché, attristé, (…) » (Le Saint Coran/ Al-A’raaf : 150)
« Et quand la colère de Moïse se fut calmée, il prit les tablettes. Il y avait dans leur texte guide et miséricorde à l’intention de ceux qui craignent leur Seigneur. » (Le Saint Coran/ Al-A’raaf : 154)

Cher frère,
Il nous a été donné de reconnaître que, lors d’une émission, nous avons effectivement cité votre nom. Notre conduite a certainement prêté à bien des commentaires mais elle n’était pas portée à la médisance que nous excluons tous les jours. Il faut être stérile d’esprit pour se faire l’auteur d’un vil cafardage. Nous essayons, autant que faire se peut, de développer une culture de la responsabilité qui féconde notre esprit pour ensuite imprégner nos sentiments et notre âme. Nous regrettons d’avoir été désobligeant pour vous ; la sagesse enjoint de ne point indisposer l’alter ego. Ce jour-là, l’ataraxie des Stoïciens (idéal des sages !) nous a, peut-être, fait faux bond. La passion déchaînée et poussée à son paroxysme peut conduire au flamboiement dans les idées. Toujours est-il que nous ne sommes point homme à préjugés ; nous croyons à l’émancipation de notre intelligence et à l’élévation de notre caractère. Nous avons toujours soutenu urbi et orbi que nous souhaitons faire partie de la race des « grands esprits [qui] discutent des idées » et non des petits qui « discutent des gens ».
Question : comment hacher sans faire des copeaux ? Invité à une émission, nous devions évoquer des faits, des actes. Nous étions visiblement embarqués dans une logique de défense par des illustrations. Quand vous illustrez en citant des actes, vous faites également référence à des acteurs. Tout élément susceptible de corser notre analyse était le bienvenu dans notre émission. Il y a eu un étonnant concours de circonstances qui semblait nous donner raison. En vérité, nous n’avons aucun compte à régler avec vous. Tout est à mettre dans le contexte de l’émission. Nous dirons, pour paraphraser Joseph JOUBERT, que si nous nous trompons, c’est au moins par de bonnes raisons. Nous avions une interprétation de l’élément que vous avez fait passer à la SENTV ; nous en sommes arrivés à une conclusion qui vous a certainement heurté. Excusez notre syllogisme ! Nous devons avouer que nous n’avions pas échangé sur le mobile de votre montage ; cet exercice préalable nous aurait certainement évité les incompréhensions. En réalité, vous n’étiez pas le point de mire de nos propos qui combattaient une certaine injustice revendiquée par des énergumènes. Oui ! Nous avons vu, entendu un groupuscule indélicat se targuer de la paternité du forfait du 29 octobre. Nous assumons ! Aujourd’hui, nous sommes conscients que le prolongement ramifié de notre pensée vous a beaucoup contrarié. Vous avez laissé apparaître votre amertume lors du fructueux échange que nous avons eu par la suite. Nous nous en désolons. Nous aurions dû nous limiter à ce qu’il y avait de plus palpable et éluder la question de votre élément télévisé. Nous vous demandons pardon à genoux si notre communication a tourné à l’aigre. Nous disons notre confiteor à l’honoré journaliste que vous êtes et à l’estimé que vous demeurez.
Cher frère, veuillez nous excuser de publier cette confession épistolaire. Vous avez compris le sens des versets du Saint Coran cités supra.
Que Dieu vous garde !
Moussa NDIAYE(Moussa NDIAYE, Secrétaire Général du Conseil départemental

Un commentaire

  1. Ce qui nous unie est plus fort que ce qui peut nous séparer : le Djoloff, ne l’oublions jamais sur les actes que nous posons et que nous aurons à poser. Magui ziar nieup, di balou akh nieup

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