La guéguerre entre les deux chefs d’Etat ne montre pas une bonne image du Sénégal sur le plan démocratique. L’un était Président du Sénégal pendant douze ans et a vécu vingt six ans d’opposition avant son accession à la magistrature suprême alors que l’autre actuel chef d’état, successeur de Me Wade, ancien membre du PDS doivent s’entendre sur une même voie pour mener le Sénégal dans l’émergence d’autant plus que tous les deux étaient gardiens de la constitution.

Si aujourd’hui la légitimité de la constitution est à remettre en cause, c’est que cela pose d’énorme problème à certains pays d’Afrique de l’Ouest. Autrement dit, beaucoup de chef d’Etat prête serment sur la constitution de leur pays avant de prendre fonction devant la nation. Et pourtant, ce qui est gênant pour la plupart des chefs d’état Africain est l’article qui touche le mandat Présidentiel. Une fois arrivée au pouvoir, ils tenterons de le changer en introduisant un projet de loi à l’Assemblée afin de rester le plus longtemps possible dans la reine du pouvoir, ce qui fait souvent des soulèvements populaires du peuple pour dire NON ne touche pas à ma constitution ou allant même à destituer le pouvoir en place.

Beaucoup de dirigeant Africains ont quitté leur pouvoir sous une forme inhumaine, indigne, barbare sans dire au revoir ou A dieu à leur peuple. Notre pays le Sénégal a échappé de justesse le jour du 23 juin ou le Président Wade avait introduit un projet de loi favorisant le quart bloquant et la création d’un poste de vice- Président. N’eut été son recul, le Sénégal aurait entré dans un chaos total mais fort heureusement la maturité démocratique et intellectuelle de nos dirigeants a sauvé le pays. Récemment, ce qui s’est passé au Sénégal, c’est arrivé au Burkina fasso avec le Président BLAISE COMPAORE avec tous les honneurs qu’il avait dans la sous- région allant même à le surnommer Kerry JR pour son engagement, sa détermination, sa diplomatie dans les foyers de tension.

Car dans tous les pays d’Afrique de l’Ouest ou la guerre fait rage, BLAISE était désigné comme émissaire de l’UA ou la CEDEAO pour enterrer la hache de guerre dans ce pays pour que la paix revienne. Hélas, Mais malheureusement, Il a perdu son bâton de pèlerin depuis qu’il a tenté de faire un coup d’état anticonstitutionnel et que son peuple lui a dit NON. Si nous rappelons un peu l’adage qui disait : « l’habit ne fait le pas moine ». Autrement dit, Le Président BLAISE a caché sa vraie nature et son vrai visage à nos dirigeants Africains et il leur a montré ses pulsions et ses sentiments.

Par ailleurs, Son départ ne fait pas l’ombre d’un doute pour certains car ce même BLAISE qui est arrivée au pouvoir par un coup d’Etat contre son ami intime le capitaine THOMAS SANKARA, c’est lui aussi qui est parti à cause d’un coup d’état anticonstitutionnel. En plus de cela, les dirigeants Africains doivent tirer des leçons sur leurs pays voisins qui galvaudent leur constitution. Ils doivent savoir que le peuple d’Afrique aujourd’hui est mature et quiconque tentera de changer la constitution au profit de son intérêt personnel mais pas l’intérêt du peuple, advienne que pourra pour lui, il subira les conséquences. Espérons que cette gouvernement de transition d’un an va redonner le BURKINA FASSO (PAYS DES HOMMES INTEGRES) son lustre d’antan et tournera définitivement la page de BLAISE COMPAORE.

Cette victoire, c’est celle du peuple Burkinabé mais aussi celui du SENEGAL car notre pays le Sénégal en l’occurrence le Président MACKY SALL a été désigné comme émissaire de la CEDEAO afin de stabiliser le pays et d’installer un climat de paix. Mais tout cela c’est l’exemple d’une bonne démocratie que le Sénégal a montré à la sous- région et à la face du monde mais aussi de la stabilité de notre pays ou le Sénégal est l’un des rares pays de la sous région qui n’a pas connu de coup d’état militaire ni de coup d’état anticonstitutionnel. Seul le verdict des urnes élit en toute légitimité le Président de la République.

Sur ce, le Président MACKY SALL doit tenir haut le flambeau de paix que la CEDEAO lui a donné ne se reste que pour son honneur et l’honneur de notre cher pays le Sénégal.

De toute façon, nos dirigeants doivent avoir une clairvoyance que le pouvoir absolu rend absolument fou et notre dirigeant qui opte cette logique finira mal leur destin. Seul dans notre continent ou nous voyons des Président qui s’accrochent au pouvoir plus d’une vingtaine ou trentaine d’année comme si on les nommait à des empereurs ou des rois.

Cher Président,

Référons aux pères fondateurs des nations Africaines comme Léopold sedar Senghor, Kwame Nkrumah, Julius Ndierere, Ailé celacie, Nelson Mandela et tant d’autres… Ces hommes d’état ont marqué l’histoire en installant l’état et la nation. Ils ont arraché leur indépendance à travers leur arme redoutable c’est-à-dire par la plume ou même se sacrifier au prix de leur vie. Pour obtenir tous ces honneurs que ces anciens présidents ont eu, il faut respecter la constitution et respecter la constitution c’est respecter le peuple. Si nous prenons l’exemple de Mandela qui a consacré une bonne décennie en prison presque vingt sept ans de prison uniquement pour lutter pour ce qui n’ont point de droit. Et pourtant lui, il pouvait faire comme ce que font nos chefs d’état actuel c’est-à-dire de s’accrocher ou changer la constitution de ce pays pour y rester à jamais car à cette époque tout le peuple Sud Africain l’adorait et l’aimait comme un Dieu. Mais en vain, ces deux mandats valent mieux une vingtaine ou une trentaine d’année de pouvoir. Tout cela, Il veut enseigner que la longévité au pouvoir n’est pas importante mais ce qui est important est de laisser à ton peuple une histoire qui sera gravé à jamais dans la mémoire de chaque être humain vivant sur terre autrement dit une leçon de démocratie et de bonne gouvernance. Comme disait souvent les anglophone « Leggerthers is better than longévity ».

Quel honneur pour NELSON MANDELA.

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