Osange Silou-Kieffer s’est éteinte dans la nuit du 31 mars au 1er avril. Malade depuis plusieurs mois, elle était âgée de 73 ans.

Pour Firmine Richard, Osange Silou-Kieffer « c’était l’encyclopédie du cinéma antillais et africain. C’est comme si je perdais ma mère pour la seconde fois. Ma seule consolation est de me dire qu’elle connaissait bien Manu Dibango et qu’il saura l’accueillir », soupire la comédienne.

Car dans le petit milieu du cinéma ultramarin, tout le monde connaissait cette Guadeloupéenne, journaliste, productrice, toujours disponible et« irremplaçable dans le domaine dans  lequel elle évoluait » juge Marijosé Alie. « C’était une soeur d’une extreme solidité intellectuelle et morale et d’une extraordinaire générosité. Elle voyait tout le temps ce qu’elle pouvait faire pour les autres ».closevolume_off

A tel point que la phrase qu’elle a le plus entendue est : « Osange que penses-tu de mon scénario? »« Son combat était de promouvoir les jeunes, de leur permettre de se réaliser » reprend Jacques Martial qui vient de perdre une amie proche.« C’était la transmetteuse de nos cinémas ».

Juré au Fespaco (le Festival panafricain de cinéma de Ouagadougou) en 2015, elle n’avait raté aucune édition depuis 40 ans. Une cérémonie d’hommage à celle qui est partie rejoindre dans l’au delà son époux, Guy André Kieffer, journaliste qui, avant sa disparition dont le mystère demeure, enquêtait sur une affaire liée à la gestion du café-cacao, sera organisée après le confinement français lié au Coronavirus.

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