Iba Der, Baldé, Guirassy, Aliou Sow, Aliou Dia, Keïta, Ntap… recalés : Echec des refugiés de la Nationale

Retraite politique ? Coup de frein à une ascension fulgurante ! Les Lé­gis­la­ti­ves ont réservé une place sur le banc de touche à cer­tains hommes politi­ques. C’est le cas de Iba Der Thiam du Pds, de Ab­doulaye Baldé de Bgg pour qui ce verdict des urnes vient arrêter une carrière à la vitesse de l’éclair.

Après le brouillard électoral, les nouvelles têtes qui devront composer la prochaine Législature émergent de plus en plus. Et plus les choses se précisent, plus les surprises sont grandes. C’est ainsi que l’on constate que de vieux dinosaures ne sont plus loin de la retraite politique. D’autres personnalités qui étaient devenues également des Mammouths de leur localité en un clin d’œil semblent être rattrapées par leur destin qui leur impose un ralentissement. Deux cas illustratifs Iba Der Thiam et Abdoulaye Baldé.

LA DER DU PROFESSEUR

Dire que le Pr ne siègera pas à la prochaine Assemblée nationale. Pourtant, l’homme a eu l’un des passés les plus honorables dans l’Hé­mi­cycle. Ses interventions et propositions de loi allant dans le sens d’apaiser le quotidien des Sénégalais avaient fini par lui donner le nom de «député du peuple». Mais comme frappé par l’usure du pouvoir, le professeur d’Histoire s’est illustré par la suite par des propositions de lois jamais abouties, surtout lors des deux dernières années. Il appartient désormais…à l’histoire. Si le Conseil constitutionnel confirme les résultats de la Cour d’appel.

Premier vice-président de la Lé­gislature sortante, il a fini par sombrer complètement à cause de lois scélérates et des actes indéfendables qu’il a voulu, malgré tout, justifier. Iba Der Thiam est aujourd’hui un des grands absents, pour avoir eu la malchance d’occuper la 11ème position sur la liste nationale du Pds, le parti dans lequel il a dissous sa Cdp­/Ga­rab-gui.

ABDOULAYE MAKHTAR DIOP, TALLA SYLLA

A côté de lui, d’autres noms très connus de la vie politique. Abdoulaye Makhtar Diop, l’ancien socialiste, puis «néolibéral» qui s’est finalement réfugié chez Serigne Modou Kara. Il doit prier pour que le marabout tête de liste se retire puisqu’il est troisième, après Sokhna Dieng. Ainsi que Talla Sylla, l’homme qui a usé sa crédibilité à force par manque de constance. Sans oublier Ndèye Fatou Touré. Malgré ses positions «courageuses», elle n’a pas été reconduite.

BALDE, LE MAMMOUTH DE ZIGUINCHOR

L’autre absent remarqué est le «géant» de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé. Non pas parce qu’il a une expérience parlementaire. Mais parce qu’il a pris tellement d’importance ces cinq dernières années qu’on pensait qu’il allait logiquement être député, en cas de candidature. Maire de Ziguinchor depuis 2009, ce juriste qui a détrôné le «Baobab» Robert Sagna, avait fui la Départementale pour se réfugier sur la Nationale. Et à la 5ème position seulement sur la lis­te de Bokk gis gis. Il a joué et a perdu.

ALIOU SOW, GUIRASSY, ALIOU DIA

Aliou Sow le bouclier de Wade en toutes circonstances, Mamadou La­mine Keïta, Innocence Ntap Ndia­ye, tous du Pds et Bécaye Diop, Mous­ta­pha Guirassy et Aliou Dia (Bgg) ont tous raté le train de 2012. Rendez-vous à la gare en 2017 !

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