Le procès en appel de l’ancien chef d’Etat tchadien, Hissène Habré, démarre aujourd’hui à Dakar. Condamné à la prison à vie il y a sept (7) mois pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité, tortures et viols, ce procès est le dernier après lequel, aucun recours ne sera plus possible.

Les avocats commis d’office pour la défense d’Hissène Habré, soutiennent la thèse d’un argument «imparable» qui, selon eux, doit entraîner l’annulation de la condamnation à perpétuité. L’un des quatre juges, le Sénégalais Amady Diouf, n’ «avait pas les dix ans d’ancienneté exigés et n’était donc pas en mesure de juger l’ex-président».

Un argument «malhonnête», si on se réfère aux avocats des victimes, car «il aurait dû être soulevé bien avant».

Jacqueline Moudeina, avocate des victimes, de soutenir que «pour la simple raison que la nomination de ce juge était sur le site des Chambres africaines extraordinaires pendant des mois, les avocats ont eu le loisir de pouvoir le soulever d’entrée de jeu».

Advienne que pourra, le procès qui va être démarré ce lundi fixera Hussein Habré sur son sort, définitivement.

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