Mbeuleukhé.net vous propose un nouveau dossier santé qui paraitra périodiquement sur votre site web. Il est animé par le Docteur El Hadji Malick Niang officiant entres autres établissements au CHU de FANN,au district sanitaire de Joal. Pour ce premier numéro de « Dossier santé » il vous décline ici sur le traitement de l’obésité qui est un sujet de plus en plus actuel.En effet, le problème d’obésité autrefois réservé aux pays à revenu élevé existe aussi désormais dans les pays à revenu faible ou intermédiaire et atteint des proportions de plus en plus inquiétantes.

On sait comme le surpoids et l’obésité chez l’adulte sont fréquents et ont des conséquences sur la santé. On parle beaucoup de programmes de réduction pondérale effectués en centre spécialisé ou encore de chirurgie bariatrique… non applicables en pratique de médecine générale.
Alors, comment une prise en charge de l’obésité en soins primaires est-elle possible et quels en sont les résultats?
Pour répondre à cette question, des auteurs américains ont mené une revue systématique de la littérature et ont repris toutes les études qui avaient comparé une intervention thérapeutique, quelle qu’elle soit, avec un groupe témoin.
Les traitements basés sur les méthodes comportementales se sont accompagnés d’une perte de 3 kg en comparaison des groupes témoins après 12 à 18 mois de traitement, l’augmentation du nombre de sessions de thérapie comportementale étant associée à une augmentation de la perte pondérale. Les données sont assez limitées mais suggèrent que le maintien de la perte de poids est obtenu pendant un an ou plus. Lorsque l’orlistat (un médicament destiné au traitement de l'obésité)  est associé à une intervention comportementale, une perte de poids de 3 kg de plus que le placebo (Produit pharmaceutique inactif donné volontairement à un patient en remplacement du vrai médicament, afin de s'assurer de l'efficacité réelle de celui-ci en dehors de toute détermination psychologique.) est observée après 12 mois. La metformine (médicament) s’accompagne d’une perte de poids inférieure.
En revanche, les données sont insuffisantes pour juger de l’effet de la perte de poids sur des critères à plus long terme comme la mortalité ou la survenue de maladies cardiovasculaires. Les traitements susceptibles de faire perdre du poids réduisent l’incidence du diabète chez les participants ayant un pré-diabète. Les effets sur des critères intermédiaires comme les lipides ou la pression artérielle sont limités et leurs résultats sont variables. L’arrêt des thérapies proposées dans l’obésité est principalement motivé par les symptômes gastro-intestinaux.
En conclusion, ce sont les traitements basés sur une thérapie comportementale qui sont les plus efficaces pour perdre du poids (cette perte de poids étant néanmoins assez limitée) et pour son maintien à long terme.

Dr EL H. Malick Niang

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