Le torchon brule entre les populations des villages de Mboula, Mbéyène,Négué, Mboynane, situés dans la commune de Mboula, et le maire de ladite collectivité locale. Un problème foncier est à l’origine de cette guéguerre des habitants. Car selon eux, le conseil municipal a décidé de vendre désormais la terre. En sit-in ce Samedi, ces derniers ont dénoncé avec la dernière énergie cette décision de l’équipe municipal et ne se disent pas prêtes à s’y conformer au prix de leur vie. Les populations dans sa majorité paysanne se demandent par où leur maire veut les conduire si les terres qu’elles cultivaient il y’a 4siécles leur reviennent à 30.000francs l’hectare. » Selon Demba Niang, chef de village de la localité : « la décision du maire est anti-démocratique et n’honore guère l’acte3 de la décentralisation. » cette loi n’émane que des conseillers qui ne sont même pas des cultivateurs poursuit-il. Abondant dans le même sens, l’imam de la grande mosquée se dit indigné de ce qu’il qualifie de dictature. Pour Beydi Niang: « le maire est dans une dynamique de faire fuir ses administrés de la localité pour s’adonner à l’exode rural car ajoute-il : « il est impossible de faire décaisser 300.000fr pour quelqu’un qui veut cultiver une surface de 10hectares, alors que nous peinons à joindre les deux bouts face à la hausse des denrées. Nous sommes prêts à y laisser nos vies plutôt que de nous ôter nos terres qui nous ont été léguées par nos arrières grands-parents.» Saisissant la balle au rebond, Saer Niang, par ailleurs, conseiller municipal justifie l’attitude du maire par le simple fait que ces villageois n’avaient pas voté à sa faveur lors des précédentes élections locales. Les populations menacent d’aller à la vitesse supérieure si l’édile de la ville ne renonce pas à sa décision. Elles appellent les autorités compétentes de réagir le plus vite possible avant que l’irréparable ne se produise.

Réaction de du maire Gory Ba,maire de la commune de Mboula

En réalité, vous avez rencontré des gens qui ne sont pas avec moi politiquement, qui en 2002 avaient pris quelqu’un pour le mettre à la tête de la collectivité locale de Mboula que j’avais battu à mort. En 2009,la même chose, en 2014, ils ont su que c’est peine perdue ils veulent maintenant utiliser la presse pour nous déstabiliser, ils n’auront pas gain de cause. Ce qui en est, le 31 Janvier dernier nous avions tenu une réunion du conseil municipal devant le sous-préfet de Yang et du commandant de la brigade de gendarmerie. On a parlé du vote du budget mais aussi l’examen des demandes de terres qui étaient adressées à la commune. Depuis 2012 ils se plaignaient disant qu’on ne leur a pas attribué des parcelles à usage d’habitation ou à usage agricole. On s’est retrouvé avec une centaine de demande et on a dit qu’il faut trouver une solution à cette importante demande. On a dit que pour cela il faut un payement d’un frais de bornage qu’on a fixé à 20.000fr pour une surface 900m² et à 30.000fr à l’hectare pour les parcelles à usage agricole. Si c’est ça le bradage des terres, qu’il me qualifie de ce qu’ils veulent mais nous allons appliquer la règle. La gestion du domaine nationale revient aux collectivités locales. Ndéye Mingué SECK

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