Nouvel entraîneur de l’ASC Djolof, Masse Ndiaye, natif de la ville de Linguère, accepte le défi de coacher l’équipe pour amener le club en Nationale 2, dès cette saison. Ce qui n’a jamais existé auparavant. L’ASC Djolof n’a jamais dépassé la division régionale. Ce qui devrait être une vielle histoire si les ambitions du technicien aboutissent. Masse Ndiaye, qui a ouvert ses portes à terrainAfrik.com, s’est entretenu avec nous sur plusieurs questions qui concernent l’ASC Djolof. Il a révélé les objectifs du club, le comportant insupportable de certains supporters, le contrat des joueurs mais également la réfection du stade Cheikh Tacko Coumé, qui est en cours.

Entretien

Coach, vous avez joué votre premier match de championnat. Un match soldé sur un nul (1-1). Êtes-vous satisfait de ce partage des points ?

J’ai hérité le club, en tant qu’entraîneur, cette saison. Ce qui m’a motivé à accepter le défi ? C’est simple. Je suis dans le mouvement sportif depuis un certain temps et j’ai le diplôme requis. Donc, il est de mon devoir d’apporter ma contribution dans le développement du football de notre département. En plus de cela, je travaille dans le bénévolat. Personne ne me paie. Au contraire, c’est moi qui investis mon argent dans le club. Tout cela, dans le but d’aider notre football. Mes prédécesseurs étaient payés, mais moi, j’ai décidé de travailler en tant que bénévole pour booster le football au niveau de Linguère. Pour revenir à votre question, on a joué notre premier match du championnat à Linguère. Une rencontre très difficile terminée sur un nul (1-1). Nous étions menés au score, mais on a réussi à égaliser. Je ne suis pas satisfait du résultat, parce que nous jouons un championnat ou seules les têtes de poule passeront au tournoi de monter. Donc, toute erreur est fatale. Ce qui nous oblige à remporter tous nos matchs à domicile. Et chercher à l’extérieur, au pire des cas un match nul. C’est ce qui nous permettra de rester dans la course vers la montée. Un nul à Linguère nous complique la situation. Mais les dieux du foot étaient avec nous. Nous adversaires ont également fait match nul. Jamono et Jawrin se sont séparés dos-à-dos (1-1). AS Djolof et le Centre ont fait match (1-1). Walidaan était exempté. Donc, nous restons sur le même pied. Nos chances restent intactes. Pour notre prochain match, nous allons affronter Walidaan à Louga. Une victoire nous fera du bien. Puisqu’elle nous permettra d’enregistrer 4 points avant l’arrêt des championnats pendant le mois de Ramadan. Le match nul n’est pas mauvais, mais en toute franchise, on avait les moins de mieux faire, c’est-à-dire décrocher les 3 points de la victoire. Mais c’est le football qui est ainsi fait.

Vous n’êtes pas satisfait du match nul. Mais est-ce que l’AS Djolof a fait une bonne préparation qui lui permettra de remporter ses matchs ?

Je peux affirmer que l’AS Djolof a fait une bonne préparation. Les années passées, on se préparait juste pour une semaine ou 10 jours avant le début du championnat. Mais cette année, on a eu plus d’un mois de préparation. On avait débuté notre préparation avant le report, d’un mois, des championnats à cause de la covid-19. Ceci nous a permis d’avoir une bonne préparation. Et physique, l’équipe est prête à aller au combat pour décrocher la montée.

Donc, votre objectif reste la montée en nationale 2 ?

Depuis que je suis l’ASC Djolof, on n’a jamais dépassé la division régionale. Cela ne veut pas dire que les staffs précédant n’étaient pas compétents, loin de là. Ils ont essayé, ils ont fait de leur mieux. Maintenant, nous sommes là. Et notre ambition, c’est d’amener l’équipe en Nationale 2, la saison prochaine. C’est notre rêve. Nous travaillons pour atteindre cet objectif. Et je pense que si on conjugue tous les efforts des Djolof-djolof, on relèvera le défi. C’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à créer un panel des coachs, ce qui n’a jamais existé dans la ville. Ce panel est composé de 6 coachs qui suivent chaque jour les entraînements de l’équipe. On discute des problèmes de l’ASC Djolof, les stratégies à mettre sur place afin d’obtenir de bons résultats. Retenez que l’objectif, c’est de monter en division supérieure, mais également, dans un temps record, accéder en Ligue 1. Ce qui nous permettra de recevoir, à Linguère, des clubs comme le Jaraaf, Niary Tally entre autres, comme Dahra l’a toujours fait. Qu’on le veuille ou non, l’AS Dahra fait la fierté des Djolof-djolof. C’est l’ASC Dahra qui nous a permis, jusqu’ici, de suivre des équipes comme Niary Tally, Jean d’Arc, Jaraaf. Nous pouvons arriver à leur niveau en tant que chef-lieu du département.

Est-ce que l’ASC Djolof a les moyens de sa politique, pour la montée en Nationale 2 ?

C’est vrai que les moyens financiers de l’ASC sont limités. C’est l’occasion de remercier les bonnes volontés qui assistent l’équipe. Le ministre Aly Ngouille Ndiaye nous aide à hauteur de 10 millions. Mais je vais m’arrêter là pour expliquer les gens concernant ces 10 millions. On nous dit souvent que les caisses de l’ASC sont pleines grâce à cette allocution du Maire. Mais les gens doivent comprendre que ce n’est pas l’argent qui fait gagner une équipe. On a besoin de l’aide de tout le monde pour avancer. Critiquer l’équipe n’est pas opportun. Pour les 10 millions, Aly Ngouille décaisse l’argent à compte-goutte. On ne reçoit pas la totalité de l’argent en un seul jet. On remercie le ministre, injecter 10 millions dans l’équipe, toutes les années, n’est pas chose facile. Il y a également Djiby Sara qui a mis la main à la poche pour apporter son soutien à l’ASC Djolof. Il a débloqué 250. 000 FCFA pour l’équipe. Il y a aussi d’autres bonnes volontés qui assistent le club. Mais le président de la commission des finances pourrait vous en dire plus.

Les joueurs, ont-ils des salaires ? Est-ce que le club respecte ses engagements envers eux ?

Je ne vais pas trop m’avancer sur cette question. Moi, je gère les joueurs. Il y a le président de la commission sportive qui gère la question des salaires. Ce que je peux dire, c’est que l’équipe est composée de 20 joueurs titulaires qui ont des contrats plus 2 joueurs stagiaires.

L’équipe est composée par des fils de Linguère ou par des mercenaires ?

Notre objectif est de former une équipe composée à 100% de Djolof-djolof. Ceci permettra à l’équipe de se débarrasser des charges de la restauration et du logement pour les joueurs. Mais qu’on ne se leurre pas. Nous voulons la montée et les joueurs de Linguère ne peuvent pas nous la donner pour le moment. Les joueurs de Linguère sont talentueux, mais le niveau du football d’ici est trop bas par rapport à ce qui se fait ailleurs. C’est ce qui pousse ASC Deggo, Manko et d’autres ASC de la ville à faire recours au système du mercenariat. Linguère regorge beaucoup de talent. Mais ils sont jeunes. Ils ont besoin de gagner en expérience. Quand je démarrais, j’avais fait une annonce à la radio pour inviter tous les joueurs de la ville à rejoindre l’ASC Djolof afin de former un noyau dur. Certains ont répondu à mon invitation, mais par la suite, beaucoup d’entre eux ont arrêté de venir s’entraîner. Ils n’ont pas d’engagement, je regrette de le dire. Malgré cela, des joueurs de la ville sont dans l’équipe avec des contrats en bonne et due forme. C’est le cas de Mafall Niang, Diop Ndiaye, ces gens sont avec nous et ils jouent. Ibrahima Fall, gardien de Yakaar, était avec nous. Il a une licence, mais il ne vient plus. Omar Ndiaye, Gueye, le gardien de Jappo, avaient démarré, mais je ne les vois plus. Je ne comprends pas pourquoi ils ne viennent plus. J’ai libéré 4 joueurs qui étaient recrutés d’ailleurs. Ils ont fait un mois avec nous, mais j’ai constaté qu’ils n’étaient pas meilleurs que les joueurs d’ici. C’est pourquoi j’ai signé leur libération. Il faut que les joueurs comprennent que notre objectif, c’est mettre en place une équipe compétitive composée majoritairement, à 80% des fils de Linguère.

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