Le budget du ministère de l’Elevage sera réaménagé pour renforcer le centre d’amélioration génétique de Dahra afin de développer l’insémination artificielle au Sénégal. C’est ce qu’a fait savoir le chef de ce département, Aminata Mbengue Ndiaye, lors d’un atelier.
Le ministre de l’Elevage, Aminata Mbengue Ndiaye, a ouvert, hier, à Mbour, un atelier sur le Programme spécial d’insémination artificielle initié par le gouvernement suite à la situation alimentaire mondiale caractérisée par une crise depuis 2008. Face à cette crise, la grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana) a été lancée pour apporter une contribution plus significative à la couverture des besoins nationaux en produits animaux. Pour faire une évaluation de tout cela, le département de l’Elevage a organisé une rencontre qui prend fin ce mercredi. En ouvrant la rencontre, Aminata Mbengue Ndiaye a rappelé que les programmes d’insémination artificielle ont commencé avec le ministre Robert Sagna et le Premier ministre Mamadou Lamine Loum. Le premier programme mis en œuvre l’a été à Mbadakhoune, a-t-elle précisé, indiquant qu’une évaluation a été faite, tout comme pour les programmes qui ont eu lieu de 2008 à nos jours. Il fallait partager les résultats obtenus et les rapports élaborés par les chefs de services régionaux. Les éleveurs ont exprimé leur point de vue sur l’insémination artificielle pour, avec l’ensemble des séminaristes, faire un bilan critique pour apporter les mesures correctives. Aminata Mbengue Ndiaye a déclaré que le budget de son ministère va être réaménagé pour voir dans quelle mesure renforcer le centre d’amélioration génétique de Dahra pour qu’il rayonne à travers le pays et ainsi conduire le Programme d’insémination artificielle en rapport avec les privés.  Aminata Mbengue Ndiaye a avancé que la production laitière est insuffisante pour couvrir la demande intérieure. Pour une consommation totale estimée à 480 millions litres, soit une moyenne de 40 litres de lait par tête et par an, la production nationale contribue seulement pour 184 millions de litres, soit à peine 38% des besoins nationaux. Aujourd’hui, a soutenu le ministre, les importations contribuent pour 62% à l’approvisionnement du marché en lait. Toutefois, dit-elle, il est noté une augmentation régulière de la production locale, qui est passée de 120 millions de litres à 184 millions de litres entre 2006 et 2011. 

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