AccusĂ©e d’abus d’alcool et de cigarette, Maimouna Sao accuse : « C’est Cheikh BĂ©thio qui m’a initiĂ©e Ă  tout ce qu’il me reproche »

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ExpulsĂ©e de Touba, prĂ©tendument pour consommation d’alcool et de cigarette, MaĂŻmouna Sao, l’ex-cinquième Ă©pouse de Cheikh BĂ©thio Thioune livre sa part de vĂ©ritĂ©. Dans un entretien accordĂ© Ă  L’Obs, elle balaie d’un revers de main les faits qui lui sont reprochĂ©s, et parle de « supercherie et complot » ourdis contre sa personne.

« Vous m’avez tuĂ©e. Vous ĂŞtes tombĂ©e dans le piège de Cheikh BĂ©thio Thioune qui ne cherche que ma perte depuis que nous sommes en instance de divorce. Ce qu’il veut, c’est me faire passer pour une irresponsable pour avoir la garde de notre fils et rĂ©cupĂ©rer sa maison de Oumoul Khoura (Touba) que le tribunal m’a attribuĂ© provisoirement, en attendant que le procès soit vidĂ©… Je ne vous en veux pas, mais j’espère que vous me donnerez la parole pour que je livre ma version des faits. Pour que je mette Ă  nu toute cette supercherie, ce complot ourdi contre ma personne », tient-elle a prĂ©ciser. Avant de dĂ©rouler le film : « Je peux vous dire d’emblĂ©e que tout ce qui a Ă©tĂ© dit dans cette affaire est faux. J’avoue par contre que les gens de Safinatoul Amane ont dĂ©barquĂ© chez moi, sans crier gare. DĂ©jĂ , avant qu’ils ne viennent, qu’elqu’un a envoyĂ© une personne chez moi pour voir s’il n’y avait pas problème, je lui ai rĂ©pondu que je n’en ai pas connaissance (…) Ils m’ont trouvĂ© en train de prendre un repas en compagnie de mon fils et d’un invitĂ© de la maison. Ils m’ont dit qu’ils avaient besoin de moi et, avant que je me lève, ils sont entrĂ©s dans ma chambre. L’homme, qui m’avait devancĂ©e dans ma chambre, a commencĂ© Ă  la fouiller de fond en comble. Les autres avaient pris Ă  partie mon invitĂ© qui occupait une des autres chambres de la maison. Cet invitĂ© est venu chez moi pour le Magal et, quand mes autres invitĂ©s sont partis, il est restĂ©. Le jour, il occupait une « Hayma (une sorte de tente avec une sorte de couverture) » qu’il avait dressĂ©e dans la Cour et le soir, il dormait dans la chambre avec toilette intĂ©rieure que j’avais prĂ©parĂ©e pour lui, parce qu’il disait ĂŞtre le fils d’un très respectĂ© guide religieux. Donc, quand les Ă©lĂ©ments de « Safinatoul Amane » ont fini de fouiller la chambre qu’il occupait, ils m’ont appelĂ©e, en me demandant de venir voir ce qu’ils ont trouvĂ©. Quand je suis arrivĂ©e, j’ai failli tomber Ă  la renverse. Ils m’ont montrĂ© un paquet de cigarettes et une bouteille d’alcool pour me demander ce que ça faisait lĂ . Je leur ai rĂ©pondu que je n’en savais rien. Quand ils ont demandĂ© Ă  celui que je considĂ©rais comme un fils de l’illustre marabout, il a dit que c’est moi qui avais achetĂ© l’alcool et la cigarette la veille. Je lui ai alors dit qu’il ne racontait pas la vĂ©ritĂ©, alors je l’avais accueilli tout ce temps chez moi. J’Ă©tais hors de moi, je ne savais quoi faire. J’ai longtemps vĂ©cu et je connais comment ça fonctionne, il y a des choses que je n’imagine pas faire Ă  Touba, par respect pour moi-mĂŞme et par respect pour le fondateur du Mouridisme. Depuis des annĂ©es, j’habite Ă  Touba et on ne me connaĂ®t aucune incartade de ce genre… ».

Quid alors des aveux qu’elle aurait faits devant les Ă©lĂ©ments de « Safinatoul Amane ? »
Ces gens-lĂ  savaient que j’Ă©tais perturbĂ©e, ils ont commencĂ© Ă  me faire subir toutes sortes d’humiliation (….) Comme ils ne parvenaient pas Ă  me faire avouer les choses aussi facilement, ils ont commencĂ© Ă  me brutaliser. LĂ , j’ai eu honnĂŞtement trop peur. Je ne tenais plus. Et, ils m’ont tout fait avouer sous la contrainte. Ils ont commencĂ© Ă  me filmer en me posant toutes sortes de question et comme unique rĂ©ponse je disais oui (…) J’ai dit oui, je ne pouvais pas dire autre chose. Je ne voulais pas qu’on me passe Ă  tabac devant mon fils qui Ă©tait tĂ©tanisĂ© de peur. En plus, ils menaçaient de me mettre les menottes et de m’amener Ă  la police, A ce moment-lĂ , je me suis dit qu’ils vont kidnapper mon fils », jure-t-elle. Tout de mĂŞme, elle dĂ©ment avoir Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© la veille par la police pour ivresse publique. C’est archi faux, je n’ai jamais Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©e par la police et je n’ai jamais apportĂ© de l’alcool ou de la cigarette chez moi Ă  Oumoul Khoura. C’est une cabale. Un complot. Ma faute dans cette affaire, c’est d’avoir hĂ©bergĂ© un homme qui se faisait passer pour le fils d’un illustre guide religieux… Et c’est dans la chambre qu’il occupait qu’on a trouvĂ© l’alcool et la cigarette. Et Maimouna Sao de poursuivre : « Ce qui m’intrigue le plus dans cette affaire, c’est que ces Ă©lĂ©ments de « Safinatoul Amane » Ă©taient en contact avec Cheikh BĂ©thio : « Oui, Thioune. On va le faire, comme vous voulez. D’ailleurs Ă  la fin de leur opĂ©ration, Cheikh BĂ©thio a envoyĂ© quelqu’un pour qu’il vienne m’aider Ă  sortir mes bagages. Bien avant cette descente des Ă©lĂ©ments de « Safinatoul Amane » chez moi, il y a plus de trois mois de cela, Cheikh Bethio avait envoyĂ© des gens chez moi pour rĂ©cupĂ©rer la maison et mon fils. Mais j’avais refusé ».

Se disant convaincue que « Cheikh BĂ©thio Thioune est derrière tout cela et personne d’autre », Mamouna Sao dĂ©balle : « Il (Cheikh BĂ©thio) devait Ă©viter de parler de ces choses-lĂ  ( Ndlr, Alcool et cigarette). Cela participe Ă  ternir davantage son image. C’est lui qui m’a appris tout cela qu’il me reproche. Qui m’a initiĂ©e Ă  tout cela, Ă  Touba mĂŞme. Et je ne suis pas la seule. Si vraiment, c’est pour ces raisons-lĂ  qu’il s’est sĂ©parĂ© de moi, comme il l’a clairement dit dans votre journal, pourquoi il est toujours en mariage avec deux ex-coĂ©pouses dont je ne citerai pas les noms ». Aussi, tient-elle Ă  avertir le guide des « thiantacounes » : « Je veux dire Ă  Cheikh BĂ©thio de me laisser tranquille. Qu’il arrĂŞte de me calomnier. Parce que dĂ©sormais, je rĂ©pondrai Ă  toutes ses attaques ».

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